Faut-il laisser pleurer son bébé ?

Ce sujet a fait la une de nombreuses études scientifiques et vous ne trouverez jamais deux réponses identiques. C’est pourquoi, nous avons décidé de partager notre méthode, celle que nous avons appliqué avec nos deux petites filles, et qui a très bien fonctionné. Lorsque j’étais enceinte, j’ai eu la chance de suivre des cours de préparation à l’accouchement avec une sage femme qui était très à l’écoute de la future maman mais aussi du papa. Elle nous a donné beaucoup de conseils sur la grossesse, mais aussi sur la suite avec le retour à la maison. C’est bien souvent à ce moment là que les parents se retrouvent perdus. Elle nous a expliqué que les bébés avaient besoin de se décharger, nous n’avions jamais entendu cela. Après plusieurs explications, visionnage de vidéos filmées avec des parents qu’elle avait pu suivre pendant la grossesse et qui avait maintenant leur bébé, nous avons été convaincu par ses méthodes, sur le sommeil du bébé, et à savoir si il faut le laisser pleurer ou pas.

Le pleur, le langage des premiers mois…

Comme vous le savez, les bébés ne peuvent s’exprimer qu’en pleurant et ceci lorsqu’ils ont faim, qu’il sont fatigués, que quelque chose ne va pas, autant de situations différentes qui vont faire qu’ils vont pleurer pour nous interpeler. Un bébé est un être humain à part entière, à la différence qu’il ne comprend pas tout ce qui se passe en lui. Il a du mal à maitriser ses émotions et pleure donc plus facilement. Un bébé doit être rassuré par ses parents et ceci par différentes manières que nous verrons plus bas dans cet article.

Alex et moi avons laissé pleurer nos enfants, avec une méthode bien particulière et surtout pas dans n’importe quelle situation nous avons appris aussi à les rassurer quand il le fallait. Nos deux petites filles ont fait leur nuit à partir de trois semaines pour la plus grande, et dès le retour à la maison pour la dernière. Nous avons appliqué la même méthode. Celle-ci commence dès le coucher.

La méthode des 15min, une réussite pour le sommeil

Nous allons vous expliquez cette méthode appelée “méthode des 15min” en prenant pour exemple notre vécu avec notre plus grande fille. Dès que nous la couchions, elle se mettait à pleurer, nous la mettions dans son lit, elle ne disait rien et dès que l’on s’éloignait d’elle, elle pleurait. Un bébé de cet âge ne peut pas faire de caprices car il n’a pas encore conscience de ses émotions et de ses frustrations, donc il ne s’agissait pas de cela. Le manque d’un de nous deux devait en être la raison, sauf que nous n’avons pas souhaité que notre enfant s’endorme dans nos bras, et surtout elle était fatiguée donc hors de question de la relever de son lit. Si un enfant ne connaît pas encore les caprices, il va vite comprendre que si dès qu’il pleure vous intervenez et le sortez de son lit, qu’il obtiendra ce qu’il veut par les pleurs.

Le cerveau du bébé, une mémoire vive…

Son cerveau va enregistrer les conséquences de ses actes, par exemple je pleure, résultat : papa ou maman me prend dans ses bras. Le bébé qui voudra alors s’endormir dans les bras de ses parents, n’aura qu’à pleurer pour que l’on réponde à ses attentes. Il va aussi prendre l’habitude, à partir du moment où quelque chose est réalisé deux fois à intervalle court, d’assimiler cela comme quelque chose d’acquis, et le réclamera par la suite.

La décharge, un moyen de décompresser pour bébé

Un bébé a besoin de repos, mais parfois nous tardons à les coucher car nous ne savons pas encore leur rythme de sommeil, surtout les premières semaines où l’on apprend à faire connaissance. Le faites de le coucher après son heure idéale, va faire que votre bébé va être plus fatigué, et plus énervé pour trouver son sommeil. À la différence d’un adulte, quand cela nous arrive, il ne peut pas tourner dans son lit ou essayer de décompresser, il ne sait pas faire tout cela. Le seul moyen qu’il aura pour décharger ses émotions, va être de pleurer. Il est important de laisser cette période à votre bébé. Laissez le pleurer 15 min, nous savons que c’est long mais c’est important pour qu’ il évacue correctement tout seul dans son lit. Il faut à ce moment là, que votre couple soit fort et se soutienne pour ne pas lâcher avant le temps imparti. Bien souvent, votre bébé n’attendra pas les 15 min pour s’endormir, mais il peut arriver qu’il lui faille plus longtemps. Lorsque les 15 min sont passées, si il pleure toujours, allez le voir, parlez-lui, dites lui que vous êtes là, que tout va bien, caressez lui la tête, rassurez-le mais ne restez pas plus d’une minute vers lui, et surtout laissez le dans son lit. Sortez de sa chambre, et laissez 5 min passer. Au bout de ces 5 min, si votre enfant ne s’est toujours pas endormi, retournez le voir et refaites la même chose en le rassurant encore par des nouveaux mots, vous pouvez même lui chanter une petite berceuse, caressez lui la tête en passant votre main délicatement vers ses yeux. Sortez de sa chambre au bout d’une minute. Si il a un doudou, vous pouvez lui posez au dessus de sa tête, pour qu’il retrouve la sensation de sécurité qu’il avait In utéro. Attention à ce que le Doudou ne vienne pas devant le visage de votre bébé quand il se sera endormi, allez vérifier de temps en temps que le doudou n’ait pas bougé, ou enlevez lui. 

Un sentiment de sécurité

Votre enfant va se créer un sentiment de sécurité, il va apprendre à se faire confiance et comprendre qu’il n’a pas besoin de vous pour s’endormir car il n’y a pas de danger, que dans son lit il est bien et qu’il y a le confort qu’il avait dans votre ventre. Il va aussi apprendre que vous n’êtes pas loin. Effectivement, si votre enfant est en plein sommeil, nuit ou sieste, et se met à pleurer d’un seul coup, n’accourez pas dans sa chambre au premier pleur, mais n’appliquez pas non plus la méthode des 15 min tout de suite (assurez-vous qu’il ne s’agisse pas de l’heure du repas ou du réveil de la sieste). Attendez 30/40 s et si il ne se calme pas, allez vers lui et rassurez-le, ne le sortez pas de son lit. Nous vous recommandons d’attendre car beaucoup de bébé pleurent pendant leur sommeil et se calment très rapidement. Notre aînée faisait souvent cela, nous nous sommes rendu compte de cela en allant dans sa chambre et quand nous arrivions, elle avait les yeux fermés, elle était en plein sommeil. Le problème est qu’elle sentait notre odeur et se réveillait. Si vous vous apercevez besoin appliquez la “méthode des 15min”. Il est important de respecter le sommeil et le coucher de votre enfant. Un enfant qui a un bon repos, va être un enfant plus calme et plus serein. 

L’imagination du bébé se construit par l’attente

Sachez que sur les premiers mois de vie, votre bébé construit son imagination. Après une bonne sieste, votre enfant va être réveillé par la faim bien souvent, et va donc se mettre à pleurer. Comme on vient de vous l’expliquer n’intervenez pas tout de suite, laissez encore une fois 30/40s pour s’assurer qu’il soit bien réveillé, et surtout parce que dans ce moment là, votre bébé va imaginer le biberon ou le sein arriver jusqu’à lui. Cette courte phase d’attente est très importante pour lui, elle va permettre de répondre à sa frustration du moment par l’imagination. En tant qu’adulte, il nous est vital de pouvoir imaginer, imager nos envies dans notre tête, pour apprendre à mieux patienter en attendant que celles-ci soient réalisables. Il en est de même pour les bébés.

Notre conseil d’amour : la méthode des 15 min que nous avons mis en place nous a permis d’avoir des enfants qui ont fait leur nuit tôt et de ne pas être obligé de les endormir dans nos bras. Nous n’avons jamais connu de crises de nerfs dans notre couple dues à l’épuisement des pleurs de nos bébé, car cela peut être très fatiguant et très irritant au quotidien. Sachez tout de même répondre aux demandes de votre bébé comme nous vous l’avons expliqué dans cet article, car un enfant ne se construit pas tout seul. Nos filles ont confiance en elles ,car nous mettons d’autre méthodes en place pour cela, sont heureuses d’aller se coucher, réclament bien souvent d’aller faire dodo et vont dans leur lit très sereinement.

Crédits photo: Brandon Baunach, Mick C, Wilfried Costenaro, Paula K.

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